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Exploration aux Argonautes - Furets-Jaunes.org

Exploration aux Argonautes

dimanche 2 août 2015
par  Pierre Garcin

Le R/V est fixé pour 08 H 10 devant la poste d’Autrans.
Lever 6 H, ça fait longtemps que je ne me suis pas levé aussi tôt pour aller faire de la « première » dans un trou que je ne connais pas. Il me faut une heure pour arriver à la poste en question, peu de circulation à cette heure ! Un peu en avance je vais faire mes courses au Casino du coin. Olivier arrive pile à l’heure avec Zéseil. Le matos est vite transvasé dans sa voiture, puis nous gagnons le parking de Gève où Patrice nous attend. Il a plu presque toute la nuit mais comme la terre a bien absorbé l’eau il n’y a pas de grandes flaques. Aujourd’hui la météo n’annonce rien de bon, on emporte parapluie et poncho au cas où ? Pour l’instant le ciel est dégagé. Le break d’Olivier nous mène au terminus carrossable de la piste pour une voiture normale. (Autorisation de circuler) Nous avons droit à 3 sacs pour deux, vu le programme, on a beaucoup de matos collectif à trimballer. En 25 mn de marche on atteint le scialet, situé à 30 M du bord gauche de la piste, après l’avion qui s’est craché en 40. (Ça monte pas mal !) L’altitude est à 1485 M. 

Nous nous équipons avec lenteur pour ne rien oublier et répartir les charges. La descente commence à 9 H 45. Avec Patrice nous découvrons le scialet très compliqué à cheminer. Des salles chaotiques, des passages concrétionnés, quelques mains courantes et petits puits nous amènent au sommet de l’énorme P60. Nous avons combiné deux équipes. Je ferai la topo avec Pascal à partir d’une lucarne qui s’ouvre au 2/3 du grand puits. A la première visée je fais tomber la pochette du Laser mètre et combi-Sunto en bas du P60, il faudra penser à la récupérer une autre fois. Pendant ce temps Olivier équipe la suite du réseau fraichement découvert par eux la semaine dernière. Un véritable chapelet de M-C et de petits puits sont rééquipés, doublage des points. La progression est assez lente car il faut transporter les sacs et travailler en même temps. Nous arrivons ensuite à leur précédent terminus. Une légère excitation collective s’élève peu à peu avec le C/A violent qui aspire velu et guide notre chemin, fil d’Ariane incontestable ! Outre la beauté des lieux (concrétionnement abondant, de couleur blanche) la première s’annonce « intéressante ». On arrive finalement au véritable terminus dans cette branche. Olivier équipe avec soin un grand puits vierge, légèrement alimenté par une petite arrivée d’eau insignifiante. Zéseil et Canibe (alias Olivier) veulent m’offrir cette « première » pour mon anniversaire,

l’intention est super sympathique mais au moment de prendre la corde en main une crue imprévue se déchaine dans l’orifice du puits. L’affluent a triplé de débit (un bon l/s) et arrose copieusement la corde. Déçu, on va changer d’itinéraire car il reste encore une galerie basse à désobstruer 20 M plus loin, en attendant que passe la crue. On inspecte le rideau de concrétions qui barre la progression et là, commence la destruction massive de bites. Du jamais vu dans les annales des FJS, nous sommes obligé de casser quelques concrétions pour continuer l’explo puisque le C/A passe par là. Pascal sort même la perfo pour entailler une colonne de bonne taille. Si tôt fait, si tôt nous voilà, rampant dans ce « mange combi » car ça déchire de tous côtés avec les « banderilles » du plafond qui nous percent le dos. Enfin la galerie reprend des dimensions humaines puis elle arrive sur un passage bas boueux (ancien siphon) et un peu plus loin, de nouveau une grille de concrétions nous arrête. Pendant qu’Olivier et Pascal font la topo je mine le massif avec deux trous de 10 X 40. Je joue du marteau quelques minutes et cette fois c’est gagné, la voie est ouverte, nous stoppons encore sur un petit puits. De nouveau nous emportons tout le matos avec nous, Olivier et Patrice équipent, nous suivons avec la topo. Le parcours s’effectue dans un pendage à 40° dans une galerie classique avec surcreusement, entrecoupée de petits puits fossile. A plusieurs reprises nous partons en reconnaissance sans rien et revenons chercher les sacs pour continuer. Lasses de progresser si lentement car ce réseau consomme beaucoup de corde, nous sortons les repas au bas d’un puits. Ici il n’y a pas d’eau pour boire, heureusement que nous avons descendu des litres d’eau potable. On boit le café. L’heure tourne mais grisés par la découverte nous continuons à descendre. Puits et méandres se succèdent dans un joli paysage recouvert de taches punctiformes qui tapissent les parois, ces galeries ont dû fonctionner jadis en régime noyé ? on recoupe un petit actif en cours de route qui se perd rapidement. Nous arrêtons l’exploration au sommet d’un P4, il nous reste presque plus de corde. Chose étrange, dans notre progression on a constaté qu’il y avait des chiures de chauves-souris en quantité avec quelques squelettes complets disséminés parterre. La remontée s’avère aussi lente puisqu’il faut apprivoiser certains passages glissants ou délicats à franchir. Nous estimons avoir descendu entre 70 et 80 M de dénivelé. Re casse-croûte au même endroit qu’à l’aller. Quand nous revenons au grand puits non descendu, la crue est passée, l’affluent ne crache que quelques gouttes. Zéseil et Canibe sont en manque de collecteur et décide de le descendre. Patrice et moi, usés par les gymnastiques précédentes décidons de remonter, les sacs pèsent encore aussi lourds ! On se suit lentement. J’avais oublié mon Pantin et me fais chier au départ des remontées. Il faut être vigilent sur les nombreuses traversées de puits. Patrice penne un peu, légèrement sous-alimenté, je lui sens venir un bon coup de pompe. Les jeunes qui sont rapides nous rejoignent enfin. Zéseil reste avec Patrice, je monte en tête suivit par Olivier. Nous ressortons à 0 H 07 soit un TPST de 15 H 30. Dehors la pluie a cessé mais il y a une pleine lune magnifique et une douceur appréciable. Les deux derniers sortent 10 minutes après nous. La descente à la voiture esquinte les genoux dans les pentes raides. Bien contents de la sortie ont reste malgré tout sur notre faim, n’ayant pas descendu assez bas pour trouver mieux ? L’intérêt de cette explo réside dans l’orientation du réseau au nord et de son courant d’air aspirant. Le P35 descendu à la va-vite ne semble pas plus intéressant (A revoir) Il reste pas mal de matos dans le trou. La perfo et les accus, les forêts, sont remontés avec les données topos. Nous laissons Patrice à sa voiture en espérant qu’il rentre bien chez lui. Au parking de la poste à Autrans je quitte les jeunes de 50 ans pour affronter les gorges de la Bourne. Je m’arrête pour dormir le long de la route à Choranche puis à St Nazaire et à Pizançon. Décidément j’ai les yeux brouillés, il ne faut pas avoir d’accident, j’ai déjà donné. J’arrive chez moi à 6 H du matin pour aller directement à la balnéo ou je fini ma nuit ! (crampes diverses).
On a fait une longue explo ! Mais belle. Trous percés : 4 trous de 10X400. 200M de topo et profondeur atteinte de -180M ? C’est un super joli trou.

PIerro


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